Depuis 2025, la loi suisse permet de rattraper certaines cotisations 3a non versées. Mais uniquement pour les années postérieures à 2025. Décryptage.
Depuis le 1er janvier 2025, la loi suisse permet de rattraper certaines cotisations au pilier 3a non versées, mais uniquement pour les années postérieures à 2025. Les années antérieures restent définitivement perdues. L'économie d'impôt dépend du taux marginal d'imposition cantonal.
Le pilier 3a relève de la prévoyance individuelle liée, définie à l'article 82 de la Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle (LPP). Les plafonds de déduction sont fédéraux et identiques dans tous les cantons.
Le montant déductible est le même partout (CHF 7'258 pour les salariés, CHF 36'288 pour les indépendants), mais l'effet fiscal dépend du taux marginal cantonal et communal. Pour des chiffres concrets, consultez notre article sur l'économie d'impôts avec le 3e pilier.
Jusqu'à fin 2024, une année sans versement au pilier 3a était fiscalement perdue. Depuis 2025, la révision de l'OPP 3 introduit une possibilité nouvelle : compenser certaines années non cotisées, à des conditions strictes.
La loi ne permet pas de corriger librement le passé. Elle ouvre un outil prospectif, destiné à mieux gérer l'avenir.
Un salarié commence en 2025, ne verse rien au 3a cette année-là, puis cotise régulièrement dès 2027.
Avant la réforme : l'année 2025 aurait été définitivement perdue.
Depuis la réforme : cette année devient rattrapable, sous conditions.
En revanche, si cette personne n'avait rien versé entre 2019 et 2024, aucune de ces années ne peut être rattrapée. La frontière est nette.
Le mécanisme concerne surtout des profils aux versements irréguliers :
Pour les personnes imposées à la source sans accès à la TOU, le bénéfice fiscal n'est pas garanti. Consultez notre article sur l'impôt à la source des permis B pour comprendre les spécificités.
Utilisez le simulateur de rachat 3a pour estimer votre possibilité de rachat et son impact fiscal.
La réforme ne transforme pas le pilier 3a en outil miracle. Elle change la logique temporelle : une année manquée n'est plus forcément une opportunité définitivement perdue.
Cela renforce l'importance de la planification financière, mais ne supprime ni les règles ni les limites. En matière de 3e pilier, la bonne question n'est pas « combien puis-je verser ? », mais quand, dans quel cadre, et avec quel effet fiscal réel.
Non, la loi exclut explicitement toute possibilité de rattrapage pour les années antérieures à 2025. Seules les lacunes à partir de 2025 sont potentiellement rattrapables.
Pas nécessairement. L'avantage dépend de votre taux marginal d'imposition, de votre canton et de votre accès à la taxation ordinaire.
Toute personne disposant d'un revenu soumis à l'AVS et n'ayant pas cotisé au 3a durant l'année concernée, dans les limites prévues par l'OPP 3.