Beaucoup de Suisses pensent qu'en cotisant à l'AVS et la LPP, leur retraite sera confortable. Cette idée repose sur une fausse certitude.
Le 1er pilier (AVS) couvre les besoins vitaux et le 2e pilier (LPP) vise 60 % du dernier salaire. En pratique, ces deux piliers ne remplacent souvent que 50 à 60 % du revenu. Le 3e pilier comble cet écart.
L'AVS assure le minimum vital. La LPP complète cette rente. Ensemble, ils visent environ 60 % du dernier revenu brut. Mais 60 % du brut ≠ 60 % du niveau de vie.
Le logement reste le même, les primes d'assurance maladie augmentent avec l'âge, les frais de santé deviennent plus fréquents, la fiscalité ne disparaît pas. L'écart réel est souvent bien plus important que prévu.
Le système remplit sa mission : éviter la précarité. Mais il ne faut pas confondre sécurité et qualité de vie. Voyager, préserver ses loisirs, aider ses proches… tout dépend de la marge financière. C'est ce qu'explore en détail notre article sur la retraite et la perte de liberté financière.
Le 1er et 2e pilier = base de sécurité. Le 3e pilier = qualité de vie. La question n'est plus « faut-il compléter ? » mais « comment le faire intelligemment ? »
Plusieurs leviers existent : maximiser le 3e pilier, effectuer des rachats LPP, et mettre en place une stratégie de placement adaptée à votre horizon.
Dès 25-30 ans pour le 3e pilier. À 40-50 ans, les rachats LPP deviennent un levier puissant.
C'est justement là que la lacune est la plus importante. Le 3e pilier est d'autant plus crucial.