Le rachat dans la caisse de pension (2e pilier) est l'un des leviers fiscaux les plus puissants en Suisse. Mais tout est une question de timing.
Le rachat LPP est intégralement déductible du revenu imposable. Pour maximiser l'effet fiscal, privilégiez les rachats échelonnés sur plusieurs années, idéalement 5 à 10 ans avant la retraite. Attention au délai de blocage de 3 ans avant tout retrait en capital.
Un rachat LPP consiste à effectuer un versement volontaire dans votre caisse de pension (2e pilier) pour combler les lacunes de cotisation. Ce versement est intégralement déductible de votre revenu imposable.
Le potentiel de rachat dépend de votre certificat de prévoyance et de vos années de cotisation manquantes (années à l'étranger, augmentations de salaire, temps partiel, etc.).
À Genève, un rachat de CHF 20'000 peut générer une économie d'impôt de CHF 7'000 à 8'000 (selon votre taux marginal). Pour comprendre le mécanisme, consultez notre article sur l'économie d'impôts en Suisse.
C'est un rendement immédiat de 35 à 40 % sur le montant investi, ce qui en fait l'un des meilleurs placements possibles en termes de retour sur investissement à court terme.
Contrairement au 3e pilier (plafonné à CHF 7'258), le rachat LPP n'a pas de limite annuelle – seul le potentiel de rachat sur votre certificat de prévoyance compte.
Il figure sur votre certificat de prévoyance annuel, à la rubrique 'rachat maximal possible'. Demandez-le à votre caisse de pension.
Oui, vous pouvez cumuler les deux la même année : rachat LPP + cotisation 3a. Les deux sont déductibles.
Il est particulièrement intéressant entre 45 et 60 ans, quand les revenus sont élevés et que l'horizon de retrait est de 5 à 15 ans.